La providence ne nous enverra pas la solution

Communiqué fédéral du POc :

Depuis plus de deux ans le système est bloqué. Croire que la présidentielle sera la solution est une illusion dangereuse.

Aucune des violences et des destructions qui se sont déroulées le 17 octobre ne peut être justifiée. Ces destructions ne font qu’occulter les revendications qui devaient être exprimées : revendications lycéennes, étudiantes, salariales et sociales. Face à cette situation le risque est une réponse qui ne serait que sécuritaire. Tout cela fragilise la démocratie et le vivre-ensemble… alors que, hors les grandes villes, la majorité des manifestations se sont déroulées sans violences.

D’emblée nous disons que les pilleurs de magasins ne sont pas des justiciers, des Mandrins, des Robins des Bois modernes. Ils ne sont que des profiteurs du chaos pour leur propre compte, sur le dos de la colère sociale. Le système doit s’interroger sur le fait que le gouvernement est incapable de répondre aux revendications. À cela il y a plusieurs raisons.

D’abord il y a les choix politiques qui sont faits depuis 10 ans sur le plan économique et que nous ne partageons pas. Il y a aussi le fait que l’on attend la solution de l’élection présidentielle à venir. C’est comme attendre la personne providentielle. Nous savons que cette femme ou cet homme n’existe pas. L’histoire nous l’a prouvé régulièrement. Ceux qui prétendent le contraire mentent.

Cela fait plus de deux ans que le système est bloqué puisque tout le pouvoir est à Paris, tout le pouvoir est entre les mains d’une classe politico-médiatique parisienne qui n’a pour objectif que de prendre l’Élysée et/ou le garder.

Une fois de plus nous constatons que le système est bloqué. Une République dans laquelle le pouvoir serait partagé entre les territoires, avec des régions beaucoup plus autonomes permettrait d’éviter cette paralysie sociale, écologique, économique et démocratique.

Laisser croire que la providence nous enverra la solution dans les urnes de la présidentielle ne fait que donner de la force et du temps aux fauteurs de troubles : c’est-à-dire à ceux qui pensent que le chaos fera apparaitre leur champion ou leur championne comme le seul ou la seule à pouvoir présenter des solutions.

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Pour lire la version de ce texte rédigée en occitan (dans sa forme languedocienne) : site fédéral du Partit Occitan

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