Gasconha e Provença brutlan…

Le site fédéral du Partit Occitan (POc) vient de publier une réflexion sur les causes des incendies de forêt auxquels on assiste actuellement en Gascogne et en Provence. Au-delà du manque de prévision des gouvernements successifs et par conséquent du manque de matériel indispensable pour lutter contre les mégafeux, le texte pose la question de la politique énergétique de l’État français, la question de l’urbanisme (étalement urbain, habitat dispersé et construction d’équipements touristiques dans des zones à risque), la question des surfaces agricoles désertées et la question de la prévention. Pour lire cet article rédigé en occitan languedocien et suivi d’une traduction en français, cliquer ici.

L’antenne ollioulaise du POc profite de cette publication pour rappeler que les départs de feux sont 9 fois sur 10 d’origine humaine, une origine humaine qui peut être intentionnelle (malveillances, règlements de comptes et actes de pyromanie), accidentelle (étincelles provoquées par exemple par des travaux en extérieur) ou due à la négligence (barbecues, mégots de cigarette, etc.).

Rappelons aussi que les départs de feu et leur extension sont favorisés par :

  • le changement climatique provoqué par l’utilisation des énergies fossiles et qui augmente le nombre des périodes de sécheresse et de canicule ;
  • la disparition des zones humides (détruites par l’agriculture industrielle et les promoteurs immobiliers qui bétonnent la campagne et les collines avec la complicité des élus locaux) ;
  • l’appât du gain de nombreux propriétaires forestiers qui au nom de la rentabilité densifient leurs plantations, privilégient les espèces à croissance rapide (espèces moins résistantes au feu que d’autres) et qui réduisent la taille des zones coupe-feu entre chacune de leurs parcelles ;
  • l’irresponsabilité des gouvernements successifs qui par idéologie néo-libérale refusent d’investir de façon conséquente dans le service public, avec comme conséquences une baisse constante des effectifs chez les sapeurs-pompiers et un manque chronique de matériel (notamment avions bombardiers d’eau en nombre insuffisant et mal entretenus).

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