« La Libertat » : poèma revolucionari de 1892 mes en musica per Manu Théron en 2010

Le 5 avril 1871, la Commune de Marseille – mouvement insurrectionnel, fédéraliste et socialiste (au sens que ce mot avait à l’époque) – était réprimé dans le sang par un général aux ordres d’Adolphe Thiers (chef du pouvoir exécutif de la République française). Vingt-et-un ans plus tard, un texte faisant implicitement référence à ce mouvement est publié dans La Sartan (journal marseillais entièrement rédigé en occitan provençal) sous le titre « Cançon de nèrvi ». Ce texte est dédié à l’instituteur, écrivain, historien et socialiste proudhonien Pèire Bertas et il est signé J. Clozel (nom qui d’après les recherches récentes faites par l’animateur du site Remenbrança est le pseudonyme du poète et critique d’art Joachim Gasquet). L’auteur se range clairement dans le camp des « mòrts de fam », des « aquelei qu’an ges de camiá », des « sensa pan e sensa liech », des « gus que van sensa soliers ». Après une longue période où il tombe dans l’oubli, le texte est exhumé par le journaliste, chercheur et écrivain marseillais Claude Barsotti. En 2010, il est mis en musique par Manu Théron de la Compagnie du Lamparo et il devient une chanson intitulée La Libertat. En 2012, la chanson figure sur l’album Marcha ! du groupe marseillais de polyphonies masculines Lo Còr de la Plana. Depuis cette date, elle est reprise régulièrement par différents artistes professionnels et par de nombreuses chorales militantes.

Eric Dussart, le 5 avril 2026

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> Partition musicale avec  transcription phonétique des paroles (PDF)
> Trois autres interprétations de la chanson (1 fichier audio et 2 vidéos)

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