Lucha còntra la pauretat e la precaritat dins Var

Sur son site, l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee) indique que le salaire net moyen dans le Var est d’environ 2 399 € par mois Mais, en matière de salaires, il faut savoir qu’une moyenne occulte souvent la réalité car elle peut être influencée par des salaires très élevés, ce qui donne une impression d’un revenu global plus élevé qu’il ne l’est vraiment. La segmentation du marché du travail, les particularités géographiques internes au département et le recours de certain·es employeurs/euses à une main d’œuvre non déclarée peuvent aussi masquer l’existence de disparités salariales importantes au sein d’une seule et même population.

En l’occurrence, 15,6 % environ de nos concitoyens et concitoyennes vivent sous le seuil de pauvreté (cf. note 1) et les 10 % des varois·es les plus pauvres ont par unité de consommation (cf. note 2) un revenu disponible moyen de 989 € par mois. De plus, de nombreux/euses habitant·es perçoivent des revenus proches du SMIC et 47 % de la population du Var ne paye pas d’impôt sur le revenu. Enfin, la précarité (souvent invisible dans notre département !) est en constante augmentation et, à la fin de chaque mois, beaucoup de varois·es finissent avec un compte en banque à découvert.

Aujourd’hui, dans un premier temps, la moindre des choses serait que les ultra-riches payent réellement leurs impôts en fonction de leurs revenus. Pour cela, il faudrait combattre la fraude fiscale (plusieurs dizaines de milliards d’euros par an) de manière déterminée. Il faudrait aussi interdire les mécanismes d’optimisation fiscale (utilisation de cadeaux fiscaux tels que le CICE pour minimiser le montant d’impôts à payer, maximisation des déductions fiscales pour des investissements dans des secteurs comme l’immobilier ou les œuvres d’art, utilisation de sociétés enregistrées dans des pays à fiscalité très faible ou nulle, création de structures juridiques permettant de transférer des actifs tout en minimisant la fiscalité, création de sociétés holding pour regrouper des actifs et réduire la base imposable, etc.).

La question de la répartition des richesses – associée à une politique déterminée en terme de combat contre l’optimisation fiscale (comme décrit ci-dessus), d’augmentation des bas salaires et d’investissements dans les domaines de l’éducation, de la santé, du logement et de l’insertion professionnelle – est un enjeu central dans la lutte contre la pauvreté et la précarité ; un enjeu qui ne pourra se traduire concrètement et véritablement qu’à travers une transformation profonde du système économique et social actuel !

Notes :
1 – En France, le seuil de pauvreté est de 891, 1 114 ou 1 337 euros par mois, selon qu’il est fixé à 40 %, 50 % ou 60 % du niveau de vie médian.L’unité de consommation est un concept utilisé en économie et en sociologie pour évaluer la consommation et le pouvoir d’achat d’un ménage en tenant compte de sa composition.
2 – L’unité de consommation est un concept utilisé en économie et en sociologie pour évaluer la consommation et le pouvoir d’achat d’un ménage en tenant compte de sa composition.

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Cet article s’appuie sur les données chiffrées en ligne sur le site de l’Insee ( Institut national de la statistique et des études économiques )

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