En 1892 à Marseille, Pétrus et Lazare Digonnet créent une entreprise d’importation et de vente de thé dénommé « Thé de l’Éléphant ».
En 1975, l’entreprise est reprise par Unilever (multinationale anglo-néerlandaise, quatrième acteur mondial du marché de l’agroalimentaire derrière Nestlé, Pepsi et Coca-Cola).
En 1977, elle est intégrée à l’entreprise Fralib (Française d’alimentation et de boissons), filiale du groupe Unilever.
En 1989, l’entreprise s’installe à Gémenos.
En 2003, les salarié·es protestent contre la décision d’Unilever d’abandonner les arômes naturels au profit d’arômes chimiques dans la confection de ses thés, tisanes et infusions.
En 2010, Unilever annonce la fermeture de l’usine de Gémenos et le transfert de sa production en Pologne. Les salarié·es et leurs organisations syndicales (CGT et CFE-CGC) décident d’occuper l’usine pour le maintien de l’activité et de ses 182 emplois. Ils/elles mènent le combat pendant 1336 jours (occupation du site et séquestration de machines).
En 2014, 58 ex-salarié·es de Fralib fondent SCOP-Ti (Société Coopérative Ouvrière Provençale de Thés et Infusions) en y investissant 177 000 euros tirés de leurs indemnités de licenciement. Il est décidé d’un salaire unique pour chaque catégorie d’employé·es. Unilever ayant refusé que la coopérative reprenne le nom historique de la marque « Thé de l’Éléphant », les ex-Fralib relancent la production sous les marques « Scop-Ti » et « 1336 » (référence à leurs 1336 jours de lutte). La coopérative est soutenue par de nombreux/euses citoyen·nes et consommateurs/trices de Provence et d’ailleurs Très vite, elle met en place des gammes issues de l’agriculture biologique. Elle confectionne aussi des sachets pour les marques des grands distributeurs. Inscrite dans une démarche d’économie sociale et solidaire, l’entreprise fonctionne selon un modèle de gestion démocratique, garantissant des conditions de travail épanouissantes pour tous et toutes. Elle s’engage également à promouvoir des pratiques de production plus responsables, en améliorant continuellement la qualité de ses produits et en favorisant un développement durable.
Le chiffre d’affaires est en hausse continue de 2015 à 2020, année où il atteint 4,2 millions d’euros, permettant à l’entreprise de dégager un exercice annuel positif pour la première fois.
De 2021 à 2023, la crise sanitaire du Covid ainsi que la hausse des coûts de l’énergie et des matières premières entraînent une baisse continue de l’activité.
En 2024, la croissance revient.
Aujourd’hui, 12 ans après sa création, l’entreprise autogérée affiche une forte activité et un chiffre d’affaires en hausse. Elle continue à entretenir un lien très fort avec les citoyen·nes et les consommateurs/trices ayant soutenu sa création, un lien qu’il importe de renforcer ce lien à travers la vente directe, les circuits courts et la campagne de socio-financement présentée ci-dessous.
