1. RECRUTER UN MÉDIATEUR CULTUREL POUR ASSOCIER LES HABITANT·ES ET LES DIFFÉRENTS ACTEURS ÉDUCATIFS À LA VIE CULTURELLE OLLIOULAISE
Dans le langage courant, le mot culture est souvent employé pour désigner presque exclusivement l’offre de pratiques et de services dans le domaine des arts et des lettres. En sociologie, par contre, la culture est définie comme ce qui est commun à un groupe d’individus, comme ce qui le soude, c’est-à-dire ce qui est appris, transmis, produit et inventé. Outre les arts et les lettres, cela englobe les sciences, les langues, les pratiques sportives et de loisirs, la musique, les savoir-faire professionnels, l’alimentation, les systèmes de valeurs et bien d’autres choses, qu’elles soient matérielles ou intellectuelles.
À Ollioules – et chez les Ollioulais et Ollioulaises ! – il existe une véritable richesse culturelle. Mais, en dehors de quelques événements récurrents, cette richesse est sous-exploitée par la mairie actuelle. Dans son programme pour les élections municipales de mars 2026, la liste « Ollioules Autrement » propose, si elle est majoritaire à l’issue du scrutin, de « recruter un médiateur culturel pour associer les habitant·es et les différents acteurs éducatifs à la vie culturelle ollioulaise » (extrait du triptyque qui sera envoyé début mars par voie postale dans tous les foyers d’Ollioules). Ce médiateur aura pour mission de faciliter l’accès aux activités culturelles et la participation de tous les habitants et toutes les habitantes à ces activités, quel que soit leur milieu social (avec une attention particulière aux jeunes, aux séniors et aux personnes en situation de handicap). Le dialogue interculturel sera également encouragé grâce à des échanges et à des expositions collaboratives. Un autre objectif sera de valoriser les artisans d’art du vieux village en mettant en avant leurs savoirs faire, tout en créant des ponts avec les musées, la médiathèque, les associations, le tissu économique local, sans oublier bien sûr les habitants et les habitantes qui eux aussi et elles aussi ont des savoir-faire, trop souvent occultés voire méprisés ! Enfin, des partenariats seront menés avec les festivals et les événements organisés chez nos voisins de Toulon, Le Beausset, Néoules, etc.
2. AGIR EN PARTENARIAT AVEC TPM, LE DÉPARTEMENT ET LA RÉGION POUR LUTTER CONTRE LE CENTRALISME CULTUREL DE L’ÉTAT
Quel que soit le domaine (transports, économie, pouvoir politique, etc.), la France est un État-nation parisiano-centré dont l’organisation du territoire est profondément inégalitaire. Dans le domaine de l’accès à la culture, un rapport officiel publié en 2019 est particulièrement révélateur car les fractures entre les territoires sautent aux yeux.
Extrait de ce rapport :
La région francilienne bénéficie en exécution de 60 % des crédits du programme 131 et 46 % des crédits du programme 224. Cette macrocéphalie s’explique, certes, par des raisons historiques. Elle est budgétairement alimentée par le poids des opérateurs parisiens dans les dépenses de la mission. Les crédits des opérateurs bénéficient à 84 % à l’Île‑de‑France (dont 73 % à Paris).
Les chiffres varient bien sûr d’une année à l’autre. Mais les proportions entre les territoires restent à peu près les mêmes. Ainsi, sur les 2 milliards d’euros dépensés chaque année par l’État français dans les opérateurs culturels, 73 % environ bénéficient à Paris, 11 % au reste de la région Ile-de-France… et 16 % à tous les autres territoires ! La France est le seul grand pays d’Europe où une seule ville concentre à ce point le pouvoir et l’argent. Cette hypercentralisation (héritée à la fois de la monarchie, de la révolution de 1789, du régime napoléonien et de la constitution de la Ve République) doit cesser !

Source : rapport sur le projet de loi de finances 2020 fait par le député Joël Giraud au nom de la Commission des finances, de l’économie générale et du contrôle budgétaire


