Du 14 février au 24 avril 2026 à Ollioules, le Musée de la fleur et de l’olivier (4 rue de la Tour) consacre une exposition à Gaspard de Besse à partir de la bande dessinée réalisée par Behem (auteur et illustrateur varois). Entrée libre. Jours et heures d’ouverture : mercredi, jeudi, vendredi et samedi de 10 h à 12 h et de 13 h à 17 h. Lors du vernissage qui aura lieu le vendredi 13 février à 18 h, Behem dédicacera la réédition de sa bande dessinée, réédition qui réunit les différents tomes déjà sortis en un seul et même ouvrage. Par ailleurs, le mercredi 25 février de 14 h à 16 h, les plus jeunes pourront profiter d’un atelier BD organisé par l’équipe de la média-ludothèque d’Ollioules (gratuit sur inscription – places limitées). Pour lire une présentation de Gaspard de Besse, lire la note figurant ci-dessous après la vidéo.
Si Gaspard de Besse revit aujourd’hui grâce à la BD, il est également présent dans nos cœurs grâce à la chanson. C’est ainsi qu’en 1979, l’artiste ollioulais Gaston Beltrame a enregistré en occitan provençal un disque vinyl 33 tours intitulé 12 cançons per Gaspard de Bessa. Et c’est ainsi également que le 1er février de cette année, l’artiste de Carnoules Sébastien Psaïla a ressorti de derrière les fagots une adaptation qu’il a faite de l’une des chansons contenues dans le vinyl de Beltrame, adaptation dont il a sous-titré en français l’enregistrement vidéo. Extrait d’un message de Sébastien pour annoncer la publication de la vidéo sur YouTube : Adièu brave mounde ! Vaqui un pichot present vengu de sabi pas quouro ni mounte… Chant de liberté, d’illégale légitimité, d’ensauvagement joyeux, cap d’obro que m’a foutu la coualo en testo e lèi vènt de mar au couar. Gaspard, Gastoun, même combat !
En savoir plus sur Gaspard de Besse :
Gaspard Bouis, dit Gaspard de Besse, est un brigand né à Besse-sur-Issole (Var) le 9 février 1757. Il a vécu et opéré dans les massifs de la Sainte-Baume, des Maures, de l’Étoile, de l’Esterel ainsi que dans les Gorges d’Ollioules et du Destel. Ne dépouillant que les nobles et riches marchands de passage, redistribuant aux populations locales les plus pauvres une partie des biens qu’il dérobait et n’ayant jamais tué ni blessé personne, il était aimé du peuple. Arrêté en septembre 1780 dans une auberge à La Valette-du-Var, il est transféré à Aix-en-Provence pour y être jugé. Son procès dure un an. Lors d’une de ses prises de parole, il déclare que « les deux fléaux de la Provence sont le mistral et le Parlement ». Condamné au supplice de la roue, il meurt devant une foule émue le 25 octobre 1781 à l’âge de 24 ans. Une bande dessinée, un film documentaire, un film de cinéma (avec Raimu), un télé-film et plusieurs livres lui sont consacrés. Plus de détails encore sur Wikipédia
